Archive de l'auteur

Ce week-end, nous sommes invités sur l’île de Ole et Marine, non loin de Vänö sur l’archipel de Turku. C’est un grand voyage depuis Helsinki que nous entreprenons vendredi soir pour nous y rendre. Nous retrouvons Julien à Turku en sortant du train, puis Camilla et Alfons à Kaarina, puis Ole à bord de son bateau, et enfin Marine sur l’île.

Cette île, et la zone qui l’entoure, est très liée à la famille d’Ole, famille de pêcheurs.C’est un petit bout de terre (ou de granite rose devrais-je préciser) à faire pâlir d’envie tous les finlandais, ces grands amoureux de la vie dans la nature, la vraie, sans eau courante et sans électricité (ou presque). Le sauna, par contre, on ne peut s’en passer, et d’ailleurs il nous attend dès notre arrivée. Les garçons en premier!

Pendant ce temps, nous faisons avec Camilla et Alfons une rapide visite guidée. Une consigne à respecter: regarder où on met les pieds, les serpents adorent faire bronzette dans le coin. Heureusement pour nous le soleil est déjà parti, et les reptiles ont quitté les lieux. Par contre, les moustiques sont là pour s’occuper de nous; on peut entendre leurs bourdonnements en bruit de fond tellement ils sont nombreux.

Après les garçons, nous pouvons nous glisser au sauna. Sans Alfons, lui il aura un créneau à température acceptable le lendemain. Il fait d’ailleurs plus de 90°C et nous devons laisser la porte ouverte pour supporter cette chaleur. Mais cela vaut la peine. C’est le meilleur sauna de Finlande comme dit Ole, ou du moins le meilleurs que l’on ait fait depuis notre arrivée. On a une super vue sur la mer et les îles, et on peut alterner les bains de chaleur avec une baignade dans la Baltique à 18°C. C’est tellement bien qu’on remet ça le samedi soir.

Samedi, il faut profiter que le temps soit calme pour poursuivre les travaux sur la cabane principale. Toute la façade côté mer a besoin d’une remise à neuf, et Ole veut ajouter une terrasse dans l’entrée. Ils s’y mettent sérieusement avec Julien, sans plan, rien qu’au feeling. Nous on aide pour des trucs pas trop compliqués, style retirer des clous. Et on alterne avec une petite promenade à pieds (pas de serpent, mais toujours les moustiques), puis un tour de l’île en barque, et des essais sur le mini voilier de Ole. Il n’y a presque pas de vent, mais tant mieux, car j’ai besoin de comprendre comment ça marche (et oui c’est la première fois que je fais de la voile!). Max gère, ce n’est pas nouveau pour lui et ça lui rappelle d’ailleurs de bons souvenirs (catamaran aux Sables et voile sur Moulin Papon). Le vent se lèvera un peu pour lui faire plaisir, et il me laisse m’occuper de la voile tandis qu’il choisit la direction.

Le soir a tourné à la tempête et plus question de faire de la voile. Le vent et la pluie n’ont pas cessé de la nuit et se sont poursuivis le dimanche. Au moins, ça a calmé les moustiques. Par contre difficile de continuer les travaux dans ces conditions. Nous avons donc pris la mer plus tôt que prévu, à la première accalmie. N’empêche que le bateau bondissait sur les vagues, au grand plaisir d’Alfons.

Max a préféré prendre ensuite la voiture avec son frère pour terminer le voyage. Nous avons continué en bateau jusqu’à Pargas. Puis la voiture jusqu’à Kaarina. Puis le train pour Helsinki. Puis le métro pour Myllypuro. Puis le bus pour notre chez nous. Quel voyage!

Comments 2 commentaires »

Quand on ne peut plus rien faire côté expériences au labo, que le rapport de stage stagne toujours faute de résultats, et que le maître de stage est en vacances, il est temps de prendre quelques vacances. C’est dommage, je les aurais bien prises un peu plus tard alors que Max aurait fini son stage, mais je n’ai pas eu trop le choix. Et de son côté, Max est assez occupé dans la rédaction de son rapport à rendre dans une semaine au labo.

Du coup, j’ai eu droit à trois jours très calmes, à éplucher les annonces de jobs sur le net, sortir un peu en ville, et même faire du ménage dans l’appart. Mais aujourd’hui je n’ai pas résisté à la tentation de pointer mon nez au labo. C’est que ma collègue iranienne nous quitte en fin de semaine, donc je ne veux pas la louper. Les lieux sont très calmes, beaucoup sont encore en vacances; mais, surprise, un paquet m’attend contenant une nouvelle amorce, donc du travail en perspective. C’est la fin des vacances.

Comments Pas de commentaire »

Avec cette chaleur caniculaire de 25°C, l’envie du plongeon dans l’eau fraîche s’impose. La Baltique est là, à notre portée, avec de petites plages artificielles pour faire bronzette; et contrairement à ce que l’on pense, la température de l’eau est tout à fait convenable (18 à 19°C maxi). Mais son problème, à la Baltique, c’est que c’est la reine de la pollution, et comme elle ne bouge pas beaucoup (non, non, pas de marées) cela ne nous inspire pas confiance.

Les lacs, quant à eux, sont à peine moins salés que la Baltique (pour être plus précise, c’est la Baltique qui est peu salée, 10 fois moins que chez nous!). Ils sont un peu plus chauds et pas trop pollués. Par contre, pas de plage pour faire sa baleine échouée. Le choix est vite fait.

Bruno et Lily ont un lac en vue, non loin de la réserve naturelle de Nuuksio. On saute dans la voiture, et c’est le GPS qui s’occupe de l’itinéraire, quand il le veut bien. Nous arrivons à bon port tout de même, auprès du fameux lac sur lequel Lily et Bruno ont marché cet hiver. Mais changement de décors, car la neige et la glace ont fait place à une immense étendue d’eau miroitante.

Le coin est déjà assez peuplé, et chaque famille ou groupe d’amis occupe les espaces entre les arbres au bord du chemin longeant le lac. On les imite, et songeons sans tarder à se mettre à l’eau. Le fond du lac alterne entre sable et vase, et nous choisissons avec soin un passage propre pour s’avancer dans l’eau. A 5 mètres du bord, l’eau arrive à peine au dessus de mes genoux; cela facilite mon accoutumance à sa fraîcheur. Enfin arrivés à une profondeur raisonnable, au niveau du nombril, nous pouvons commencer à nager. De toute façon, je préfère ne pas toucher le sol affreusement gluant. Quelques minutes me suffiront et je sors me sécher.

Après avoir fait bronzette tout en grignotant, nous songeons à rentrer. Arrivés à Lauttasaari, nous faisons escale sur la plage pour quelques passes de volley. Et puis c’est soirée ciné chez Lily et Bruno: le programme, c’est pizza et royaume des chats. La soirée ne se termine pas trop tard, il faut travailler demain!

Comments 2 commentaires »

La cité médiévale de l’autre côté de la Baltique nous appelle! Pour s’y rendre, c’est facile: 1h30 de bateau. Bruno et Lily sont bien sûr de la partie, et s’ajoutent à l’équipe Sahar, ma collègue iranienne du labo, ainsi que Alp, un pote qu’elle connait.

Le bateau part de bonne heure ce samedi matin, et il faut se lever aux aurores! Nous nous réveillons difficilement à 6h, et nous trainons jusqu’à Itäkeskus où Sahar et Alp nous attendent déjà. Nous faisons connaissance dans le métro; Alp est étudiant en informatique, donc cela oriente grandement sa conversation avec Max!

Après avoir retrouvé Bruno et Lily au terminal et changé quelques euros en couronnes (on a l’impression d’être super riche avec des billets de 100!), nous embarquons sur un catamaran de Linda Lines tout rouge. Nous grignotons notre petit déjeuner en route, et d’autres prolongent un peu leur nuit trop courte. Nous arrivons enfin en vue de la côte et mettons les pieds sur la terre ferme.

Le port, ou du moins ce qu’on en voit est vraiment affreux et tout bétonné. Nous grimpons quelques escaliers pour pouvoir admirer la ville dans son ensemble. Quelques hauts immeubles à notre gauche, et les premiers bâtiments de la vieille ville basse légèrement à droite. C’est cette direction que nous prenons, un peu au hasard. Sur la route pavée menant à l’office de tourisme, nous nous arrêtons devant les belles maisons, le Mc Do tout rose, les vitrines à touristes proposant des produits artisanaux, de l’ambre et des souvenirs russes. Les rues commencent à s’animer, il y a déjà du monde aux terrasses.

Nous nous armons de cartes à l’office du tourisme, ainsi que de LA carte du parfait touriste permettant un accès gratuit à tous les musées (ou presque) et les transports en commun de midi à 18h. Comme il nous reste un peu de temps avant midi, nous continuons la promenade jusqu’à un lieu propice où pique-niquer. Nous réfléchissons tout en mangeant à la suite du programme. On peut d’ores et déjà prévoir que le timing va être serré.

Nous commençons par les remparts de la vieille ville, où chaque tour, ou presque, est aménagée en musée. Mais qui dit tour dit vieux escaliers en colimaçon en plus ou moins bon état. Le premier en pierre usée était plongé dans le noir, et pour une autre tour, son état avait dû être si endommagé qu’il a été détruit et remplacé par un escalier en bois. Les lieux sont décorés à la manière su Moyen-âge, avec des armures, des épées, des canons et des panneaux retraçant l’histoire de Tallinn.

On enchaîne avec le musée d’histoire naturelle. Par très grand, il présente en quelques pièces des animaux empaillés d’ici et d’ailleurs, passant de l’ours polaire au kangourou, sans oublier les végétaux et les champignons.

Puis nous regagnons les rues ensoleillées le temps de trouver la fabrique de massepain, où nous nous faisons offrir une barre chocolatée chacun. Nous nous glissons dans la fraîcheur d’une église puis de la cathédrale. Enfin, nous quittons le vieux centre à bord d’un tram pour nous rendre au musée d’art Kumu. Nous sommes surpris en chemin de croiser 3 limousines attendant patiemment que leurs occupants, jeunes mariés finissent leur séance photo. Il est déjà bien tard et la visite du musée sera ultra rapide; dommage, il y a beaucoup à voir, entre photo, sculptures et peintures. Pas le temps de visiter le musée d’architecture. En même temps, on commence à se sentir bien fatigués. Nous prenons donc juste le temps de repasser à l’office de tourisme pour récupérer un dernier cadeau: quelques cartes postales.

Nous choisissons de nous reposer quelques instants à la maison de la bière, ce qui n’est pas vraiment du goût de Sahar et Alp, mais bon. La maison propose 7 bières artisanales bien rafraichissantes. Nous dégustons une pinte avant de ressortir. Sur une place non loin de là, des sortes de pralines à l’amande sont fabriquée et dégagent un arôme auquel ni Max ni Bruno ne résistent. Nous nous dirigeons tranquillement vers le port en grignotant.

Le retour est très calme, chacun a piqué son petit roupillon. Bruno et Lily nous invitent chez eux pour le dîner. Nous quittons donc Sahar et Alp pour Lauttasaari, où nous passons en mode japonais pour le bol de nouilles à déguster à la baguette.

Comments Un commentaire »

Avec ce soleil, on est tenté de sortir à la plage le soir. On se met d’accord avec Bruno et Lily pour un petit programme barbecue et plage à Vuosaari. Ils passent nous chercher, et nous roulons jusqu’à ce fameux petit bois sur la côte, où nous savons que nous trouverons des tables de pique-nique. Il y a là un barbecue encore chaud, et nous nous décidons à le ranimer avec du bois ramassé aux alentours, plutôt que de “tricher” encore en utilisant un barbecue portable.

Nous nous mettons en quête de bois mais sommes rapidement assaillis de moustiques. En plus c’est difficile de trouver autre chose que du petit bois; bref, après s’être bien vidé les poumons, Bruno parvient à faire apparaître quelques flammes. Mais le bois est vite consumé, et les quelques braises chauffent à peine le maïs et les fines tranches de bacon.

C’est là que 4 compères débarquent, le pack de bière à la main, et déjà plus très sobres. L’anglais est difficile, mais ils arrivent à nous faire comprendre qu’ils souhaitent prendre place à nos côtés, si bien sûr cela ne nous dérange pas. On ronchonne que non, après tout la table voisine est vide. Ils ont aussi de la viande à faire griller, et en apercevant nos tristes braises, l’un d’eux propose de s’occuper du feu. Il saisit quelques maigres branches mortes à même un conifère qui se mettent aussitôt à crépiter en petites flammes jaunes. Il ajoute ensuite du bois un peu plus épais qui prend rapidement, et sans attendre ajoute des tranches de viande. Elles grillent en 10 minutes tandis qu’il alimente régulièrement le feu. Drôle de façon de faire un barbecue, mais plutôt rapide!

On l’imite pour la cuisson du maïs et du bacon, mais on finit par allumer notre petit barbecue pour les morceaux plus épais. Nos super potes finlandais décident de nous quitter après ce maigre repas (une tranche de viande marinée chacun), ils ont sans doute le ventre déjà plein d’alcool. Le plus relou passe nous faire la bise parce qu’on est français… Mhhh quelle haleine!

On termine le repas dans le calme, et au moment de partir, la petite surprise de la soirée vient pointer le bout de son nez. C’est un tout jeune renard qui vient visiter les alentours du barbecue, des fois qu’il reste quelque chose à grappiller. Sous une pluie de flashs de nos appareils photos, la petite star prend son temps et renifle tous les coins.

On le laisse à sa besogne pour regagner la voiture. La plage, ce sera pour un autre jour, il fait trop froid à présent!

Comments 2 commentaires »

Voilà une semaine de cela, nous avons décidé de troquer les séances de foot contre du beach volley. Je préfère mille fois, et Lara et Grit sont d’accord avec moi. Mais la plupart des joueurs masculins ne sont pas de cet avis. C’est difficile de leur faire comprendre qu’il n’y a pas que le foot dans la vie. Bah de toute façon le débat avait été clos car il a plu toute la journée.

Mais cette fois c’est la bonne, et comme notre chef sportif Douwe est de cet avis, c’est le volley qui l’emporte. On a rendez-vous sur une petite plage à côté de Viikki sur laquelle est installé un filet. Après un petit entrainement sur le sable, on vire gentiment les pouffes qui s’agitaient sur le terrain (définition de pouffe: adolescente blonde, qui a tendance à mettre une couche épaisse de maquillage, s’habille très rose, et rigole bêtement pour rien; Arno, tu pourras compléter, tu t’y connais mieux que moi).

Nous ne sommes pas d’excellents joueurs mais le principal c’est de s’amuser. Même notre grande fan de foot était de la partie et avait tendance à rattraper les balles avec les pieds. Le soleil tapait bien, je crois que j’ai pris des couleurs. Le jeu a pris fin car Grit et moi sommes invitées chez Sahar, ma collègue iranienne à 18h.

Nous nous dépêchons à prendre une douche au labo, puis marchons jusqu’à l’appartement de Sahar. Celle-ci nous reçoit avec du thé bien fort et un énorme gâteau. Grit est chargée du découpage de ce dernier, qui révèle sous son nappage de chocolat une alternance de couches de génoise au chocolat et de crème. Je suis rassasiée dès la première part, mais du fait de l’insistance de notre hôte et en voyant Grit se resservir, j’en entame une deuxième. Je sens que je ne vais pas manger ce soir! Je pense à Max qui rate ça.

C’est à ce moment que Grit commence à se plaindre du soleil, et malgré 30 minutes passées à l’abri, sa gène ne cesse pas. Au contraire, elle se met à trembler et se sens toute faible, comme si elle allait tomber dans les vapes. On préfère l’accompagner jusqu’aux urgences de Malmi, où un médecin la prend rapidement en charge (oui, chapeau, les urgences en Finlande!). Après examen de son sang (oui, oui, ils font une prise de sang express et obtiennent les résultats en quelques minutes!), il conclue qu’elle est anémiée et lui prescrit des pilules de fer.

Je suis un peu rassurée, car après avoir pris un cachet, Grit dé-stresse et arrête de trembler. Je préfère la raccompagner chez elle, et nous laissons Sahar en route, pas besoin d’être 10 non plus pour l’escorter. Elle habite sur une île dans un joli quartier résidentiel, et me fait visiter sa collocation, avant que je reprenne le bus. Elle a l’air en pleine forme à présent, le médicament faisant effet. Je peux la laisser la conscience tranquille.

Je suis un peu perdue dans le dédale des bus de nuits qui me ramènent à l’appart. Il est trop tard pour prendre le métro dont le service s’achève à 23h30. Mais j’arrive finalement à bon port, il n’est pas loin d’une heure. Max m’a attendue, le pauvre je n’ai pas pu m’occuper de lui ce soir. Pas de cuisinière, donc il a grignoté!

Comments 3 commentaires »

Une rumeur dit que le quartier chinois d’Helsinki se trouve non loin de l’arrêt de métro de Sörnainen. Mais Bruno et Lily ont marché dans le secteur il y a une semaine sans résultat. On espère obtenir de meilleurs résultats à 4.

Nous nous retrouvons donc à l’arrêt de métro en début d’après-midi. Comme je suis sûre d’avoir vu quelques magasins d’alimentation asiatique, je les entraine vers ce que je crois être la direction d’Hakaniemi. Mais 15 minutes de marche plus tard, je finis par m’apercevoir que nous avons marché dans la direction opposée. Oups! Heureusement que nous nous trouvons sur une ligne de tram fréquentée, qui nous ramène jusqu’à Hakaniemi. Mais pas trace d’un quartier chinois, malgré quelques échoppes proposant des produits exotiques.

Après quadrillage du secteur, les estomacs de Lily et Bruno se mettent sauvagement à protester. Mais Lily veut manger chinois ou rien! C’est donc au Noodle Bar de Kaisaniemi que nous atterrissons. Max ne résiste pas à la tentation de commander un grand bol de nouilles au chèvre et au poulet. C’est pas sérieux, on a mangé à midi, nous! Allez, je prends une part de brownies.

Une fois repus, nous ne soucions plus trop du quartier chinois. Nous suivons donc Bruno et Lily vers Lauttasaari où nous visitons la plage avant de récupérer leurs ordinateurs chez eux et partir pour notre appart. Max n’avait pas vu assez d’ordinateurs chez nous ces derniers temps, il a été ravi quand nous nous sommes retrouvés à 4 sur la petite table de la cuisine, chacun un écran sous le nez. J’essaie de prendre en main Illustrator, un logiciel de graphismes. J’ai aperçu que les 3 autres jouaient au golf, mais cela ne m’intéresse pas trop. En tout cas le temps passe très vite quand on est devant un écran, et la nuit est bien avancée alors que nos invités prennent congé.

Comments Un commentaire »

Pas de jour férié et encore moins de feux d’artifice en Finlande pour le 14 juillet. Nous sommes donc allés bosser comme tous les jours de la semaine. Enfin dans mon cas malheureusement cela fait un moment que mon projet piétine. Impossible de faire marcher mes PCR et mon maître de stage est en vacances pour un mois. Tout ce que je peux faire c’est avancer mon rapport en attendant la réception de nouvelles amorces fonctionnelles. Je tourne donc à un volume horaire léger, car sans les résultats de mes expériences, c’est la moitié du rapport qui reste en suspens. Je quitte le laboratoire vers 16h30.

Mais la suite va me remonter le moral. En effet, l’ambassade de invite tous les français résidant en Finlande pour un petit buffet. “Tenue de ville” est précisé sur le site internet. Chouette! On va se régaler aux frais de la princesse! Rendez-vous avec Bruno, Lily et Max pour profiter de la fête. Chose exceptionnelle, j’arrive la première, pile à l’heure. Un coup d’œil me fait prendre conscience que tous les vieux bien sapés qui m’entourent parlent français et se rendent visiblement au même endroit.  Aïe, habillée comme je suis, ils ne me laisseront jamais entrer!

Ce n’est pas l’avis de Lily, qui arrive avec Bruno et Max. Qui ne tente rien n’a rien. On arrive donc à l’ambassade où un nouvel obstacle se présente à nous: le contrôle de notre inscription au registre. Mais visiblement nous ne sommes pas les premiers à ne pas être inscrits, et on nous laisse entrer dans un soupir blasé.

On fait super tache avec notre tenue décontractée. Mais peu importe, nous nous dirigeons à l’extérieur où sont installés deux bars et deux buffets protégés sous bâche. Et oui, je ne l’ai pas précisé, mais il fait un temps bien pourri. Le petit crachin de fin d’après-midi s’est transformé en pluie dans la soirée. Donc les bâches n’étaient pas de trop. Chacun un verre à la main, on commence à discuter, quand un gars de nos âges vient se présenter. Il se trouve qu’il est en VIE à Helsinki depuis 4 mois, et nous échangeons nos impressions sur le pays. Il nous laisse un peu plus tard, alors que nous rencontrons Eric, un ami de Julien que nous avons déjà vu à plusieurs occasions.

Nous nous intéressons au buffet qui se trouve être un plateau géant de fromages français avec du pain en accompagnement. Max et moi avons fait un carnage. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de manger du reblochon, du crottin de Chavignoles, ou tout simplement du brie ou du camembert bien odorants à Helsinki! On est allé jusqu’à la limite de l’écœurement, avant d’attaquer quelques brochettes d’olives et de saucisson (du vrai, je précise, pas du salami!). C’est donc le ventre bien plein et sous la pluie que nous sommes rentrés.

Comments 3 commentaires »

C’est un peu sur un coup de tête qu’on a décidé hier soir de se balader à vélo. Pas de préparation psychologique donc, et un tracé approximatif de notre itinéraire sur la carte. Je prépare le pique-nique et on prend un copieux petit-déjeuner avant de prendre la route.

Le ciel est un peu gris alors que nous nous dirigeons vers Vuosaari, et il fait frisquet. Mais pédaler réchauffe! En moins d’une heure on est à Vuosaari, bizarre ça avait l’air beaucoup plus loin sur la carte. On n’est pas encore affamé, mais on avait repéré le lieu pour ses tables de pique-nique et emplacements de barbecue. Vous nous connaissez, pas besoin d’avoir faim pour manger. On fait donc une première escale dans les bois au bord de l’eau. Et tout en entamant nos salades et chips, on réfléchit au chemin à suivre pour la suite du voyage. Les myrtilles commencent à pointer leur nez dans les sous-bois, et j’exige une escale dans une petite réserve naturelle où il est très probable d’en trouver. On décide de la route pour s’y rendre et étudions les possibilités pour rentrer chez nous ensuite.

Une fois fixés, nous enfourchons à nouveau nos vélos. La presqu’île où nous nous trouvons est malheureusement sillonnée de nombreux sentiers qui finissent par embrouiller notre sens de l’orientation. On traverse des zones boisées, des potagers, et même quelques prés où pâturent des poneys pour atterrir sur des immeubles récemment construits. Complètement désorientés, on finit par se rendre compte qu’on vient de faire une boucle et que nous sommes à nouveau près de la plage de Vuosaari. Bravo!

Mais gardons le moral! Maintenant on sait où aller! On arrive bientôt au parc naturel dont on fait le tour. Il y a de jolis coins avec des observatoires pour les oiseaux. En plus le soleil ne fait plus son timide, et tape même dur! Quelques maisons bordent la réserve, et nous sommes surpris d’apercevoir des canons en décoration dans leurs jardins. Ils ont de drôles de hobbies les proprios! On fait une pause pour grignoter, et je me mets à la recherche de myrtilles. Celles-ci se font encore très rares, et je gobe les quelques trouvailles. Le coin étant vite assailli de moustiques, on se remet en selle, cette fois sur le chemin du retour.

La route est très agréable et ensoleillée, donc la boucle se termine en beauté. On est tombé comme des mouches pour une sieste de 2heures!

Comments Un commentaire »

Réveil difficile à 11h passé chez Julien et Camilla. Alfons, lui, est levé depuis longtemps! On prend un petit-déjeuner finlandais tout en discutant de nos impressions de la veille et du programme de la journée. Camilla nous conseille d’assister au concert de 22-Pistepirkko qui a lieu à 13h20. Ceci explique notre départ précipité; mais mission vraiment impossible car nous ne verrons même pas le groupe jouer.

En arrivant c’est un groupe local, Kari Peitsamon Skotteri, qui se lance. C’est très rock’n'roll, mais en finnois… ça choque. On les a laissés pour descendre aux autres scènes où jouait Poets Of The Fall. On s’est posé pour écouter, et en même temps réserver une place pour Disco Ensemble (non, non, ils sont aussi finlandais). Un énorme bateau de croisière est passé à ce moment; ce n’était pas le premier, en fait ils ont défilé pendant tout le festival, gigantesques par rapport aux petites îles alentour. Et puis Bruno a réalisé qu’on s’était planté de scène, Disco Ensemble est à 5 minutes de marche.

On obtient quand même une assez bonne place malgré nos petites voisines un peu pouffes dont une complètement bourrée a lâché sa galette au milieu de la foule. Classe (comme ils disent!)! Elles grillent qu’on est français et l’une d’elles est très fière de dire qu’elle a étudié la langue pendant 6 ans.

Mais le concert commence et disperse les demoiselles, dont la bourrée qui finira pieds nus. Il faut dire qu’on est très proche du coin pogotage, donc ça remue. Trois agents de sécurité viennent se mêler à la foule pour empêcher tant bien que mal les slams. On apprécie quand même le concert car on est bien placés. Côté scène, c’est aussi électrique, chanteur et guitaristes ne tiennent pas en place.

Toutes les bonnes choses ont une fin et la foule se disperse. C’est Opeth qui entame son concert sur la scène au bord de l’eau. On les écoute depuis le devant de la scène où doit jouer The 69 Eyes. On se retrouve bientôt entourés de fans bizarres habillés tout en noir. Mais à force de patience l’heure du concert est venue, en commençant par une distribution de T-shirts (bouh j’ai pas réussi à en attraper!). Puis les vampires sont entrés en scène dans leurs plus beaux costumes.

Encore une fois on était placé vraiment près de la scène, donc on a apprécié le spectacle… car c’était de la musique mais aussi du spectacle. Tous les membres du groupe étaient bien mis en avant et se donnaient à fond… surtout le chanteur avec ses petits pas de côté, ses déhanchements et ses lunettes noires. Le batteur avait quant à lui son petit projecteur personnel, lançait ses baguettes en l’air (quand il ne les cassait pas), et parfois jouait debout. Perso, ça m’a bien plu; Max trouve qu’ils en faisaient un peu trop (c’est vrai d’ailleurs). Mais si on ne faisait les festivals que pour la musique, autant s’écouter tranquillement le CD à la maison.

En tout cas toutes ces émotions creusent! Après le concert, on est allé à la plage, où Bruno a même eu le courage de se baigner. Max a rapporté une assiette d’un stand chinois et on s’est régalé. Sur la scène la plus proche, Hanoi Rocks jouait en costume d’époque.

Mais tant qu’on est dans les tenues vestimentaires, je me permets de remettre la palme d’or à The Ark que nous avons aperçu un peu après en faisant la queue pour un stand de makkaras: tous les musiciens en blanc moulant, et le chanteur avait en plus des franges le long des bras pendant jusqu’au sol. Magnifique!

Sinon, il y avait vraiment beaucoup d’attente à ce stand de makkara, si bien qu’on est arrivé juste à temps pour les Von Hertzen Brothers. Heureusement la foule était aérée et on a trouvé un bon point de vue. Encore jeune groupe, leurs tubes passent souvent à la radio. J’ai été séduite. C’est moins Hard que tout ce qu’on a pu entendre jusqu’à présent, je suis sûre que les finlandais considèrent que c’est de la pop.

Il ne restait plus au programme que HIM. Il ne fallait pas tarder à rejoindre la scène dans l’espoir d’obtenir des places potables. En tout on a poireauté plus d’une heure pour au final à peine apercevoir le groupe. Forcément on apprécie moins… Je me suis quand même battue pour prendre quelques clichés bien flous. Perso, je n’ai pas trop accroché; le chanteur il était complètement à l’ouest, mettait 3 plombes à annoncer la chanson suivante et n’avait pas trop l’air de tenir debout. Ça m’a ramollie (si c’est physiquement possible).

Mais a marche pour le retour m’a réveillée. On s’est amusé à slalomer entre les gens pour aller plus vite. Arrivés chez Julien, les papas Julien et Clément faisaient les babysitteurs pendant que leurs dames étaient en boîte, et attendaient leur appel pour les ramener à la maison. Si c’est pas beau, ça!

Comments 2 commentaires »