Aujourd’hui nous nous rendons à Cilaos. La route qui y mène est du genre à dissuader le visiteur, avec ses 100 virages en épingle, des côtes, ses rétrécissements de chaussée, et ses tunnels. Ce n’est pas une mince affaire pour titine qui peine en première! Mais le vaste cirque qui se dévoile dans l’air du matin est si spectaculaire!
On entre dans le village de Cilaos à moitié endormi; on laisse derrière nous son église blanche pour s’engager sur la route du Taibit. Enfin, on gare la voiture en surchauffe au départ du sentier. Le chemin qui mène au col du Taibit monte raide, chacun le sait. Mais nous ne le suivrons pas jusqu’au bout. Notre programme est de bifurquer à mi-chemin pour atteindre la crête séparant les cirques de Cilaos et de Mafate, au niveau des aiguilles rocheuses que l’on appelle les trois Salazes.
Après la première étape de montée raide, on atteint une forêt et son ilet accueillant qui propose une tisane remontante. Je craque aussi pour une part de gâteau ti’son délicieux. Après ce moment de détente, il faut reprendre la marche, toujours en montée. Heureusement la bifurcation est proche et le chemin devient plat. On peut voir au-dessus de nous les trois Salazes toujours plus proches.
Cette étape reposante est de courte durée. Le sentier se rétrécit soudain, et il faut consulter notre guide pour s’assurer de la voie à suivre; la carte confirme qu’il faut s’engager sur une sente escarpée qui sinue entre les arbres. Le chemin du Taibit c’est de la rigolade comparé à ça! En courageux et fougueux randonneurs, nous commençons l’escalade. Après une heure de marche et beaucoup de sueur versée, on ressent le vent frais qui remonte du fond des cirques et qui nous indique que le but est proche. Nous arrivons enfin sur la crête!
Là-haut, rien n’a été aménagé. De toute manière, la place manque. Le spectacle est d’autant plus saisissant ainsi: car seuls les arbres semblent nous protéger du vide vertigineux s’ouvrant d’un côté sur Cilaos, de l’autre sur Mafate. Tous deux parfaitement dégagés.
Les plus aventureux s’engagent un peu plus loin sur la crête. Le vide est effrayant, un faux-pas peut nous précipiter 1000 mètres plus bas. Le chemin meurt au niveau d’un amas rocheux en partie effondré. Il serait plus qu’imprudent de continuer. C’est cependant le plus beau point de vue de la randonnée. On profite de l’instant avant de rebrousser chemin pour pique-niquer avec les autres.
Le chemin du retour est le même qu’à l’aller, donc on l’effectue assez vite, mis à part les passages délicats. On termine même sur le pas de course, pressés de retrouver la voiture.
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Difficile d’émerger en ce 1er janvier! Mais il ne faut pas perdre de temps car le programme de la journée est chargé. On a d’abord rendez-vous pour pique-niquer à Grande-Anse avec Audrey et ses zoreilles. Passer un moment à Grande-Anse est toujours aussi agréable, dans ce cadre si charmant entre mer et cocotiers.
La plage est surplombée d’une avancée rocheuse de laquelle on peut admirer une bonne partie de la côte du sud sauvage. On décide de grimper en haut, histoire de faire profiter notre zoreille et Charlotte. La montée est courte mais éprouvante à cause de la chaleur. On ne tarde pas à ruisseler de sueur, mais on n’est pas déçu du paysage! Les falaises de couleur rouge et basaltiques tranchent avec la végétation verte et la mer bleu profond.
Comme l’après-midi est loin d’être terminé et que nous n’aspirons qu’à un bon bain d’eau fraîche on décide de poursuivre notre route vers le sud, jusqu’à la cascade Langevin. Il y a beaucoup de visiteurs alanguis sur les roches aux pieds de ladite cascade, mais peu de courageux baigneurs dans son bassin. Ce n’est pas surprenant, l’eau est glacée! En douceur, nous parvenons à nous mettre à l’eau. C’est supportable à condition de rester en mouvement. On se glisse même sous les jets de la cascade pour profiter d’un bon massage vivifiant.
Nous voilà bien rafraîchis et prêts à retourner à l’appart, non sans un arrêt pour acheter quelques letchis.
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Publié par mixam85 dans La Réunion
Hier, Max et moi nous sommes levés de bonne heure. Pierre, notre zoreil pour 15 jours, était fraîchement débarqué à la Réunion. Enfin, le concernant, il n’était plus très frais après toutes ces heures coincé sur son siège d’avion. Par conséquent, le reste de la journée a été très calme, consacré à l’installation de Pierre à l’appart, dans notre bureau transformé en chambre pour l’occasion.
Le repos fut de courte durée. Ce midi, rendez-vous à l’Eté Indien, le resto d’Etang-salé qui a déjà fait ses preuves auprès de mes collègues. Audrey nous y accompagne avec ses zoreilles. Nous avons prévu de louer des planches de surf pour l’après-midi, mais le service est tellement lent qu’il est trop tard quand nous quittons finalement le restaurant. D’un autre côté, nous avons tellement mangé que je me demande si les planches nous auraient portés!
On se contente d’un tour sur la plage de sable noir et d’un plongeon dans l’eau tiède. On n’a pas vraiment le temps de s’éterniser, car une fête de taille se prépare pour célébrer la nouvelle année. En effet, pour beaucoup de fêtards, le 31 décembre se passe sur la plage de l’Ermitage, et nulle part ailleurs. Ce rassemblement impressionnant est à voir au moins une fois dans sa vie parait-il: « Imaginez 10000 personnes qui font la fête sur une plage paradisiaque au son de la musique et sous les scintillements des feux d’artifices! » nous dit-on.
La plupart de nos collègues du Cirad sont de la partie. Après Quelques préparatifs, nous nous mettons en route pour l’Ermitage, déjà bondé d’automobilistes à notre arrivée. Après avoir laissé la voiture, nous retrouvons des visages connus sur la plage. Une ambiance festive anime déjà les lieux. De petits groupes se sont installés sur la plage, les discussions et les rires coulent à flot, autant que les boissons alcoolisées dans certains gosiers.
Entre 2 conversations, les fêtards se rafraîchissent dans le lagon. Je regrette un peu de ne pas avoir apporté mon maillot de bain. Je ne suis jamais venue sur cette plage, cependant on distingue bien dans l’eau transparente les coraux aussi beaux qu’affûtés. Mieux vaut ne pas s’aventurer trop loin dans l’eau!
Plus la soirée avance et plus la population est dense sur la plage. Les pétards et feux d’artifices crépitent par intermittence, embrasant le ciel étoilé. Plus jolis encore, des lampions sont allumés et s’élèvent silencieusement dans le ciel, animés d’une lueur spectrale. Les bars et boîtes de nuit de la côte nous font profiter de leur musique.
L’excitation est palpable à l’approche de minuit. L’heure tant attendue est enfin annoncée. Le décompte des secondes est hurlé sur la plage. Enfin, 2010 est annoncée, déchaînant toutes les émotions, les rires, les cris, la musique et les pétards en une énorme explosion. Un grand moment de liesse qui soulève toutes les personnes présentes. Chacun veut embrasser tout le monde, lui présenter ses meilleurs vœux, lui communiquer sa joie.
Et puis la soirée continue. On a heureusement perdu quelques décibels, un calme relatif est revenu. Le moment fort est passé, même si certains s’y refusent et ne s’arrêtent pas à temps. Un réveil difficile, une mémoire défaillante, une bonne gueule de bois, voire plus attend ceux-là pour demain matin
Je ne peux fermer les yeux sur les déchets qui jonchent la plage, ni l’eau à présent trouble. Le site protégé du lagon subit une belle atteinte ce soir alors que nous le foulons allègrement. Nous rentrons avant que le désastre ne soit révélé à la lumière du jour.
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Noël est derrière, nous alourdissant de foie gras et de sucreries. Ce n’est pas la froideur hivernale qui éliminera ces calories de trop! Et comme, au contraire, le beau temps nous sourit, une promenade digestive nous fera le plus grand bien!
Mafate est, je l’ai peut-être déjà dit avant, le seul cirque sans routes de la Réunion. On y circule exclusivement à pied, par conséquent un minimum de courage et de condition physique sont nécessaires pour s’y rendre… et un brin de folie pour y vivre! Car malgré son enclavement, le cirque comprend quelques résidents permanents dans ses ilets.
Difficile de s’y rendre pour une seule journée à cause de l’accès limité au site. C’est cependant ce que nous avons fait, au prix d’un bon dénivelé négatif puis positif dans les jambes. Nous nous sommes donc rendus au Maido d’où la vue sur Mafate est superbe le matin. Par chance, le temps était bien dégagé, nous offrant un panorama complet du cirque.
Et c’est là qu’a débuté la descente vers l’ilet de Roche Plate, notre but. Le chemin est efficace; il descend à pic le long de la roche. Nous prenons le temps d’admirer le paysage, et nous avons bien raison car le ciel se couvre vite dans la matinée et les nuages finissent par envahir le cirque. Nous arrivons au fond de Mafate, et nous rejoignons rapidement Roche Plate.
Le moment tant attendu du pique-nique est venu! Chacun profite de la pause en sachant qu’il faut prendre des forces pour la longue montée qui nous attend. Quand tout le monde est rassasié, on remet les sacs sur le dos et on entame sans trop tarder l’ascension. Celle-ci, bien que longue et fatigante se passe sans encombres. Chacun sait qu’il n’y a de toutes façons pas d’autres chemins que celui-ci pour sortir rapidement du cirque. Et puis il y a la motivation résultant d’une promesse de glace à Saint-Gilles.
Promesse tenue! Les glaces de Saint-Gilles sont toujours aussi bonnes! Puis vient l’envie d’un bon plongeon à la plage, juste à côté. Mais cette fois, nous avons oublié nos maillots de bain. Que faire? Nous finissons par craquer et nous précipitons tout habillés dans l’eau, sous les regards des plagistes de Saint-Gilles!
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Noël, un moment à partager en famille autour d’un bon repas pour adoucir les rigueurs de l’hiver… Un challenge depuis notre caillou dans l’Océan Indien! La chaleur nous assomme, les flamboyants sont en fleur, les litchis nous régalent, mais la famille est bien loin!
Faute de famille, on se fait un Noël entre amis. Chacun doit apporter son petit chef d’œuvre culinaire: feuilletés aux champignons, foie gras et mangues poellées, letchis et chocolats, cannelés… notre contribution c’est les samoussas maison et un gâteau patate. Le tout est arrosé de vin et de champagne.
On prend tranquillement le repas, pas trop vite si on veut goûter à tout. Mais chacun garde un œil sur le sapin en plastique qui exhibe ses cadeaux colorés. Chacun sait qu’il aura droit à l’un d’entre eux et à hâte de voir de quoi il s’agit! On craque le dessert venu. On déballe les chocolats, les livres, les T-shirt… Max a droit à un livre de cuisine et des bonbons à la liqueur, moi à un petit débardeur Margouillat Kréol.
On s’installe ensuite sur la terrasse pour profiter de la fraîcheur de la nuit et de la musique des voisins tout en piochant dans les litchis. Des pétards explosent partout dans le voisinage, et on peut voir des feux d’artifices amateurs éclairer la nuit. La nuit défile à une vitesse incroyable, on est bien surpris d’entendre les oiseaux chanter à l’approche de l’aube. Le ciel pâlit quand nous allons nous coucher. Chouette réveillon!
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Le 20 décembre est célébrée la fête Cafre qui commémore l’abolition de l’esclavage. La Réunion a connu cette époque où des hommes étaient importés comme des marchandises et effectuaient les travaux au champs ou les corvées auxquelles les riches colons rechignaient à s’adonner. Une bien triste période, pendant laquelle ceux qui ne pouvaient fuir dans les camps marrons des hauts se réfugiaient dans la musique. Ainsi ce sont les esclaves qui ont donné naissance à ce qui deviendra le séga et le maloya.
Le 20 décembre est donc Noël avant Noël, une grande fête musicale qui regroupe tous les réunionnais. Un rendez-vous à ne pas manquer! Une scène de taille est installée à Villèle dans l’ouest. C’est là que nous avons décidé de nous rendre. Mais avant cela, petit passage dans la Ravine Saint-Gilles pour pique-niquer.
La ravine comprend un canal qui achemine l’eau vers Saint-Gilles, ainsi que les 3 fameux bassins naturels où il fait bon pique-niquer. La ravine attirait toujours plus de monde ce qui était une source de pollution de l’eau, et c’est pourquoi l’accès aux bassins a été interdit au public. Malgré l’interdiction, les bassins accueillent toujours les visiteurs capables de retrouver le chemin. On espère nous aussi y arriver!
En fait, on s’aperçoit que c’est assez simple de suivre le canal. Il faut se mouiller les pieds, ne pas hésiter à emprunter les tunnels par lesquels l’eau circule, et on parvient rapidement en vue des bassins. On ne perd pas de temps pour le pique-nique car la faim nous tenaille. Et comme l’endroit est agréable, on peut faire une petite sieste et se tremper dans l’eau glacée.
Il est temps de rebrousser chemin pour se rendre à la fête. Elle a lieu dans un champs à Villèle. Quelques stands sont installés, mais surtout une grande scène sur laquelle se succèdent les groupes de musique ou de danse. Un peu plus loin, un petit village de l’époque a été reconstitué. On y assiste aux danses de femmes mahoraises.
Il est tard, mais avant de rentrer on fait halte à Saint-Gilles le temps de déguster une glace et de faire un petit plongeon dans le lagon.
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A Saint-Leu se trouve une ferme un peu particulière: on y élève les tortues. Enfin, on ne les élève plus pour les manger mais plutôt pour réintroduire des petites tortues vertes dont l’espèce est menacée. Du coup c’est aussi l’occasion d’une visite pour sensibiliser le public au problème.
Et comme il y a moyen de faire la visite gratos (merci Mayeul!), on se permet de faire les touristes! La visite guidée est bien sympathique. On apprend qu’en plus d’élever les tortues vertes, le centre récupère des tortues blessées et leur offre une remise en forme avant de les relâcher.
En plus des tortues vertes herbivores, il existe 6 autres espèces de tortues marines carnivores. Mais seulement deux sont présentes en chair et en carapace sur le site. Il y a aussi une drôle de tortue albinos qui aime se faire gratter la carapace. Et enfin, on peut voir les tortues de reproduction, sélectionnées pour effectuer ce travail au centre.
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Le Dimitile est un point d’écoute pour les oiseaux protégés à la Réunion. Mais pour passer une semaine d’écoute là-haut, il faut en transporter, du matériel! On s’est dévoué pour donner un coup de main aux membres de l’asso. Après avoir rempli nos sacs de victuailles, nous commençons l’ascension. La matinée est déjà bien avancée, et il y a peu d’espoir d’avoir un point de vue sur Cilaos.
La montée est difficile jusqu’à ce que nous atteignons la crête. Il faut encore marcher en direction du piton des neiges pour arriver au campement. On s’arrête un moment pour pique-niquer, et c’est reparti! Le site d’écoute n’est plus bien loin. On y arrive enfin, perdu dans la végétation basse d’altitude.
Mais ce n’est pas le moment de se reposer. On doit faire tout le chemin inverse avant la nuit. On rebrousse donc chemin les sacs vides. Je suis assez confiante pour la route du retour que j’ai déjà empruntée il y a maintenant quelques mois. Mais voilà, les choses changent, et nous avons dû rater un embranchement.
Il y a aujourd’hui Charlotte qui randonne pour la première fois avec nous. Je lui avais promis une marche facile et pas trop longue, mais à force de descendre sans ne jamais voir la voiture, j’ai commencé à avoir des doutes sur le timing. C’est en débouchant sur un chemin en surplomb du Bras de la Plaine que mes doutes se sont confirmés: on s’est planté de chemin!
Impossible de faire demi-tour vue l’heure avancée. On décide donc d’appeler le possesseur d’une carte au point d’écoute qui nous guide à distance. On a bien dévié de notre route, mais il est possible de rejoindre la voiture. On active le pas en voyant le jour décliner, la perspective de marcher de nuit n’étant pas réjouissante. Enfin, on aperçoit au loin notre parking. Il est tard mais il fait encore jour, et c’est avec soulagement qu’on parcourt la distance qui reste.
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Aujourd’hui, c’est ma dernière journée de travail au CIRAD avant une longue période de vacances. Comme j’avais pris peu de congés, il devenait obligatoire que je parte en vacances jusqu’à la fin de ma première année de contrat, c’est-à-dire le 31 janvier!
Pour bien finir le boulot, un repas de Noël nous est gracieusement offert par le CIRAD, et sur le temps de travail. Il faut un peu de courage pour s’y rendre, car les festivités ont lieu à l’autre bout de l’île, dans une auberge des hauts de Sainte-Marie. Au moins, on ne souffre pas de la chaleur à cette altitude.
On arrive en cours d’apéro. Des bouteilles gigantesques de rhum arrangé nous attendent, mais je préfère tourner au coca! Surtout après avoir vu le contenu plus que douteux du rhum serpent! On passe à table pour engloutir l’entrée (et oui, on avait faim!) de salade de gésiers et de cous d’oie farcis. Et pour faire descendre tout ça, le DJ nous balance le maloya et le séga. C’est notre big boss régional qui se lève en premier pour la danse et invite les autres à le rejoindre. Finalement on se lève alors que la piste de danse est bien remplie pour apprendre quelques pas de maloya.
Mais on a encore bien faim pour les carris qui suivent. Carri camarron, carri de coq et carri de sanglier accompagnés de leurs pois du cap, du rougail et du riz. Encore une pause sportive avant d’arriver au dessert, salade de fruits et glace. On rentre à Saint-Pierre bien repus.
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Jusque là, chaque tentative pour voir le volcan s’est soldée par un échec. A chaque fois, nous arrivions dans une plaine des Sables embrumée, ce qui nous privait du paysage lunaire. Et ne parlons pas du Dolomieu, le cratère principal, qui restait toujours invisible.
Cette fois, on dirait que la chance nous sourit. Pas un nuage à l’horizon alors que nous nous engageons sur la plaine des Sables, et nous arrêtons la voiture quelques instants pour immortaliser le paysage désertique. On emprunte ensuite la piste menant au Pas de Bellecombe, et son point de vue sur le volcan. Là encore, le ciel est dégagé, et on peut enfin admirer le dôme arrondi du piton de la Fournaise.
L’enclos étant fermé aux visiteurs à cause des risques d’éruption, nous longeons le rempart vers l’est, menant au Nez coupé de Sainte-Rose. Nous pouvons voir le volcan et ses coulées à droite, le piton des Neiges à notre gauche. Les nuages se lèvent sur les plaines, et bientôt le Nez coupé de Sainte-Rose se retrouve bouché. Nous ne verrons donc rien de ce point de vue. On prend le goûter dans l’espoir que le temps s’éclaircisse, mais le seul résultat aura été d’attirer les rats. Nous faisons demi tour.
La plaine des Palmistes n’étant pas loin, on songe que c’est l’occasion de goûter au fameux palmiste frais que l’on prépare au prix du sacrifice de jeunes palmistes. Il faut goûter ça au moins une fois dans sa vie, c’est bien meilleur que le cœur de palmier en boîte! On craque pour une assiette de palmiste poêlé aux camarrons (sortes de grosses crevettes), c’est un délice!
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